Alors que la traque des derniers éléments des Forces démocratiques alliées (ADF) se poursuit, l’armée ougandaise (UPDF) envisage de retirer ses forces du territoire de Lubero au Nord-Kivu.
Cette décision s’inscrit dans le cadre de l’évolution des opérations conjointes menées avec les Forces armées de la RDC (FARDC) pour empêcher tout regroupement des ADF dans la région.
Les forces conjointes UPDF-FARDC, engagées dans l’opération Shujaa, ont intensifié la pression sur les groupes armés, forçant les derniers éléments ADF à fuir vers le Nord-Kivu et l’Ituri.
Selon le porte-parole de l’UPDF, des discussions sont en cours entre les commandants militaires pour adapter la stratégie à ces nouvelles dynamiques. Une décision finale quant au repositionnement des troupes sera prise dans les prochains jours.
«L’UPDF a déployé au début de cette année des forces de blocage à Bunia, Mahagi et Fataki en Ituri, mais l’immense zone d’opération nécessitera des forces supplémentaires pour être efficacement maîtrisée», indique le porte-parole.
Le déploiement de l’UPDF à Lubero visait principalement à établir une Posture Défensive Avancée, empêchant ainsi toute avancée du Mouvement du 23 Mars (M23) vers les localités sécurisées par cette présence militaire. Grâce à cette stratégie, plusieurs zones sous menace ont pu être stabilisée
Alors que l’opération Shujaa entre dans une nouvelle phase, la question du maintien des forces ougandaises en RDC reste centrale. Si le retrait de Lubero se concrétise, l’UPDF pourrait redéployer ses effectifs vers d’autres axes stratégiques afin d’empêcher la reconstitution des ADF et de poursuivre la coopération sécuritaire avec la RDC.
Les prochains jours seront déterminants pour la suite des opérations et la stabilité de la région. L’évolution de la situation sécuritaire dictera les ajustements nécessaires pour garantir une réponse efficace aux menaces persistantes.
Patrick Kalume
