Une avancée majeure dans le dossier de la crise sécuritaire à l’Est de la RDC. L’Alliance Fleuve Congo (AFC/M23) a annoncé ce lundi 17 mars l’envoi d’une délégation de cinq personnes à Luanda, en Angola, pour participer aux négociations directes avec le gouvernement congolais.
Dans une communication sur x, signée par son porte-parole civil, Lawrence Kanyuka, l’AFC/M23 a exprimé sa reconnaissance envers le président angolais João Lourenço, dont les efforts diplomatiques visent à trouver une issue pacifique au conflit.
Cette rencontre marque un tournant dans le processus de paix, après plusieurs tentatives infructueuses de négociations. À la demande des autorités angolaises, ce dialogue direct devrait permettre d’aborder les points de divergence entre le gouvernement de Kinshasa et le mouvement rebelle.

Si les noms des cinq délégués de l’AFC/M23 n’ont pas encore été dévoilés, certaines figures-clés sont déjà connues pour représenter les deux camps. Pour Kinshasa, l’ancien vice-Premier ministre et ministre de la Défense et actuel vice-ministre ministre de transport, Jean-Pierre Bemba, mènera les discussions. Du côté du M23, Bertrand Bisimwa est pressenti pour jouer un rôle central dans ces pourparlers.
La participation de l’AFC/M23 à ces négociations directes soulève des espoirs quant à une possible désescalade des tensions dans l’Est de la RDC. Toutefois, les conditions de ce dialogue restent floues, notamment sur les exigences du M23 et les concessions que Kinshasa serait prêt à faire.
Alors que la délégation rebelle est attendue ce lundi à Luanda, la communauté internationale et les populations affectées par le conflit suivent de près l’évolution de ces discussions, espérant un pas décisif vers la paix.
Patrick Kalume
