La soirée du lundi 19 janvier 2026 restera à jamais gravée dans la mémoire collective du territoire de Masisi. Un violent incendie a ravagé une partie de l’Hôpital Général de Référence (HGR) de Masisi, pilier du système de santé local, causant des pertes humaines et d’importants dégâts matériels au sein d’une structure déjà fragilisée par des années de crise sécuritaire.
Selon les premières informations recueillies, le feu s’est déclaré dans le garage de l’ONG Médecins Sans Frontières (MSF)–Belgique, où étaient également installés des équipements stratégiques, notamment le système solaire alimentant l’hôpital. Plusieurs véhicules, des câbles électriques, des groupes électrogènes ainsi que divers matériels médicaux ont été entièrement détruits par les flammes.

Face à cette tragédie, l’activiste OLINE BALUME, fille du territoire de Masisi actuellement basée à Kinshasa pour des raisons de sécurité, monte au créneau pour dénoncer l’ampleur des dégâts et exiger une réponse immédiate et coordonnée.
« Ce drame est insupportable. Des patients, dont des enfants, ont perdu la vie dans un lieu censé les protéger. L’Hôpital de Masisi est un symbole d’espoir pour toute une population déjà meurtrie par la guerre, l’insécurité et les déplacements forcés. Il est impératif que des mesures urgentes soient prises », a-t-elle déclaré avec émotion.
Profondément touchée, OLINE BALUME a présenté ses sincères condoléances :
– Aux familles des victimes,
– Aux patients et blessés affectés par l’incendie,
– Au personnel soignant de l’HGR de Masisi,
– À l’ONG MSF–Belgique,
– Ainsi qu’aux autorités sanitaires locales engagée dans la gestion de cette crise.
Dans son message, l’activiste exige une intervention d’urgence du gouvernement national, appelant les autorités congolaises à mobiliser sans délai les moyens nécessaires pour réparer les infrastructures endommagées, rétablir les équipements vitaux et sécuriser durablement cet hôpital stratégique.
Elle interpelle également la communauté internationale et les organisations humanitaires, afin qu’un appui technique, financier et logistique soit rapidement déployé pour éviter l’effondrement total des services de santé à Masisi.

De son côté, MSF–Belgique a confirmé dans un communiqué officiel le décès de quatre patients, dont trois enfants, survenus lors de l’évacuation nocturne provoquée par la propagation rapide du feu.
« Suite à l’incendie survenu à l’HGR de Masisi, MSF déplore le décès de quatre patients. Les malades avaient été évacués durant la nuit. Ce matin, l’hôpital est de nouveau opérationnel et les patients ont pu regagner les salles de soins », précise l’organisation humanitaire.
Selon MSF, l’incendie serait consécutif à un dysfonctionnement électrique. Bien que les salles d’hospitalisation aient été épargnées, les dégâts matériels sont jugés considérables, notamment la destruction complète du garage et du système électrique. Une enquête est annoncée pour établir les responsabilités exactes.
Pour OLINE BALUME, ce drame est un signal d’alarme de trop :
« Masisi ne peut plus continuer à compter ses morts dans l’indifférence. La santé est un droit fondamental. Il faut agir maintenant, et agir vite. »
Cet incendie vient ainsi aggraver une situation humanitaire déjà critique au Nord-Kivu, où l’accès aux soins demeure un défi quotidien. La mobilisation urgente des autorités et des partenaires internationaux apparaît plus que jamais indispensable pour permettre à l’Hôpital Général de Référence de Masisi de continuer à sauver des vies.
Ivan Kambere à Butembo
