Guerre du M23 : voici règne à Katana dans le Sud-Kivu ce 26 mars

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La journée de mardi 25 mars a été marquée par de violents affrontements entre les éléments du M23 et les Wazalendo dans l’agglomération de Katana, située dans le territoire de Kabare, au Sud-Kivu.

Ces affrontements ont duré plusieurs heures, plongeant la localité dans une atmosphère de tension. Cependant, ce mercredi 26 mars, la situation est désormais calme, avec un contrôle total de la cité par les forces du M23-AFC.

D’après des sources locales, les Wazalendo se sont repliés après avoir occupé Katana pendant une courte période. Un acteur de la société civile de Kabare a confirmé que les miliciens se sont dirigés vers le parc de la région après leur retrait. “Les Wazalendo se sont retirés vers Kabushwa, d’où ils venaient. Actuellement, l’AFC M23 contrôle entièrement la cité. Les habitants commencent à sortir, bien que timidement”, a indiqué cette source.

Malheureusement, les affrontements ont fait des dégâts . Un homme, identifié sous le nom de Marc, a été tué par balle perdue lors des échanges de tirs. Par ailleurs, une femme et ses trois enfants ont été blessés par l’explosion d’une bombe qui est tombée sur leur maison pendant les combats.

La situation sécuritaire dans cette partie du Sud-Kivu reste tendue, alors que les éléments du M23-AFC continuent de contrôler plusieurs agglomérations de la région, allant de Kalehe à Bukavu, en passant par l’aéroport de Kavumu.

Ces derniers jours, la montée en puissance du M23 et des affrontements avec les milices locales ont exacerbé les inquiétudes concernant la stabilité dans cette région stratégique de l’Est de la République Démocratique du Congo.

Les habitants de Katana, bien que soulagés par la fin des combats, restent vigilants face à l’incertitude de la situation militaire et humanitaire dans leur région.

La guerre du M23, qui dure depuis plusieurs mois, continue de déstabiliser la région, créant une crise humanitaire et un climat d’insécurité qui affecte profondément les populations locales.

Patrick Kalume

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