Des affrontements de grande intensité ont éclaté ce vendredi 28 mars 2025 autour de la cité de Kamanyola, au Sud-Kivu. Depuis l’aube, des échanges de tirs opposent les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC), appuyées par les Wazalendo, aux combattants du Mouvement du 23 mars (M23).
Selon plusieurs sources locales, les combats se déroulent principalement sur les montagnes dominant la cité, située aux abords de la rivière Rusizi, à la frontière avec le Rwanda et le Burundi.
De fortes détonations ont été entendues dans la matinée, plongeant la population dans la peur et provoquant des mouvements de fuite vers les zones jugées plus sûres.
Ces affrontements s’inscrivent dans une escalade progressive des tensions. Dès l’après-midi du jeudi 27 mars, les miliciens Wazalendo avaient déjà tenté de reprendre les positions du M23 aux abords de Kamanyola. Les combats avaient alors duré plusieurs heures et se sont poursuivis jusqu’à tard dans la soirée.
Malgré cette contre-offensive, le M23 contrôle encore plusieurs localités stratégiques du Sud-Kivu. Il y a quelques semaines, ses combattants ont pris le contrôle de Bukavu, le chef-lieu de la province, avant de s’étendre vers Kamanyola, où ils ont repoussé les forces loyalistes.
Alors que la situation évolue rapidement, une question demeure : les FARDC et leurs alliés parviendront-ils à stopper l’avancée du M23 et à reprendre le contrôle de cette zone frontalière cruciale ?
Patrick Kalume
