Crise en RDC : réactions du Qatar, du Rwanda et de la Belgique après le premier accord entre Kinshasa et M23

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Le gouvernement de la République démocratique du Congo et l’AFC-M23 ont franchi un tournant historique en signant, le 23 avril, une déclaration conjointe exprimant leur volonté commune de « œuvrer à la conclusion d’une trêve ». Cette initiative, fruit de trois semaines de pourparlers à Doha sous médiation qatarie, suscite de nombreuses réactions internationales.

Sur X (ex-Twitter), le ministère des Affaires étrangères du Qatar a salué cette avancée comme un signe tangible des efforts déployés dans le sillage du sommet trilatéral du 18 mars entre le Congo, le Rwanda et le Qatar. Doha encourage Kinshasa et le M23 à maintenir ce dialogue dans un « esprit constructif », et à poursuivre sur cette voie pour répondre aux aspirations du peuple congolais à la paix et au développement.

Pour le Rwanda, directement concerné par la stabilité dans l’est de la RDC, cette déclaration représente un progrès significatif. Olivier Ndahungire, ministre rwandais des Affaires étrangères, estime qu’il s’agit d’un « pas important, voire décisif » vers une paix durable, à condition que les engagements soient respectés de bonne foi. Il a également évoqué d’autres initiatives régionales en cours, auxquelles Kigali participe activement.

Maxime Prévot, vice-Premier ministre et ministre belge des Affaires étrangères, a qualifié cette déclaration de « moment crucial pour rompre avec le cycle de violences » dans la région. Il a annoncé une visite prochaine dans la région, prévue dès ce vendredi, afin d’apporter le soutien de la Belgique aux efforts de médiation du Qatar, mais aussi à ceux des organisations régionales telles que la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) et la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC).

Au-delà des déclarations, Kinshasa et le M23 se sont engagés à travailler à l’instauration d’un cessez-le-feu effectif. Les signataires reconnaissent qu’il s’agit d’une étape clé pour initier un dialogue constructif en vue d’un retour durable à la paix, tant en RDC que dans la région des Grands Lacs.

Si cette déclaration ne marque pas encore la fin des hostilités, elle représente une avancée diplomatique saluée par plusieurs chancelleries, dans une crise qui s’enlise depuis des années. Le chemin vers la paix reste semé d’embûches, mais pour la première fois depuis longtemps, un espoir concret semble se dessiner.

Patrick Kalume

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