Un cadre de base a été brutalement assassiné par des hommes armés non identifiés dans la nuit du mercredi 26 au jeudi 27 mars 2025, dans le quartier Mugunga, commune de Karisimbi, à l’ouest de Goma.
Selon plusieurs sources locales, la victime, Antoine Bahati, chef de dix maisons (“Nyumba Kumi”), a été abattue devant son épouse aux alentours de 21 heures. Les assaillants auraient sommé l’homme d’ouvrir la porte de son domicile avant de l’exécuter froidement à bout portant.
« Il a rendu l’âme dans les bras de sa femme. Il laisse derrière lui une épouse enceinte et trois enfants », témoigne un voisin sous le choc.
Le corps de la victime repose toujours à son domicile en attendant son inhumation. Cet assassinat vient s’ajouter à une série de crimes similaires qui frappent la ville de Goma, où l’insécurité ne cesse de croître.
Il y a quelques semaines, trois autres personnes avaient été tuées par balles et couteau dans des circonstances presque identiques, plongeant la population dans la peur et l’indignation.
Face à cette montée de la violence, les habitants de Mugunga, notamment axe Cheval et Rwasama, interpellent les autorités locales pour qu’elles prennent des mesures urgentes afin de restaurer la sécurité dans la région. « Nous sommes abandonnés. Chaque nuit, nous vivons dans la peur d’être attaqués. Il est temps que cela cesse », lance un habitant.
La population réclame notamment des patrouilles renforcées et des enquêtes approfondies pour traduire les coupables en justice.
Dans l’attente de réponses concrètes, la peur et la frustration continuent de gagner les habitants de Goma (Mugunga), qui se demandent combien d’autres vies seront encore brisées avant qu’une solution durable ne soit trouvée.
Patrick Kalume
